Les Mistons
Spectacles
Une affaire de quelques semaines

L’humour cinglant et dévastateur de Thomas Bernhard répond à l’interrogation de Bertolt Brecht : "Le ventre ne sera-t-il pas toujours fécond d’où a surgi la bête immonde ?
Par-dessus les années, les personnages de ce spectacle se renvoient la balle, apportant un démenti formel à ceux qui ont cru que tout cela n’était " qu’une affaire de quelques semaines ", à ceux qui ont cru que le racisme, l’antisémitisme n’étaient qu’un accident de l’histoire. Rien n’est affaire de quelques semaines, rien n’est affaire de détail...

La Femme juive et Placement de main d’œuvre
Extraits de "Grand-peur et misère du IIIe Reich" de Bertolt Brecht
Match et Le Mois de Marie
"Dramuscules" de Thomas Bernhard

mise en scène : Didier Moine
avec Anne Barthel, Corianne Mardirossian, Benjamin Masson
lumières et son : Jérôme Pratx
costumes : Caroline Revillion

« Didier Moine additionne Bertolt Brecht et Thomas Bernhard. Un acte de l’un puis un acte de l’autre, jusqu’à ce que s’affirme, des années 1930 à aujourd’hui, l’effarante permanence de l’antisémitisme et de la bêtise lourde de la haine… La réussite du spectacle tient à l’équilibre trouvé entre le tableau historique et le pamphlet. Les acteurs changent brillamment de nature selon les rôles dans cette "affaire" fort bien diligentée pour qu’elle ne soit jamais classée »
Gilles Costaz - POLITIS

« Certains moments, pamphlétaires, ne sont pas piqués des vers. Anne Barthel, Corianne Mardirossian et Benjamin Masson changent aisément de personnalité d’une scène à l’autre. La subtile mise en scène de Didier Moine est l’un des moments aigus de cet off proliférant. »
LES ECHOS

« L’idée est heureuse et à la fois inquiétante d’avoir rapproché des pièces courtes de Bertolt Brecht (La femme juive et Placement de main d’œuvre) et de Thomas Bernhard (Match et le Mois de Marie), pièces écrites à presque un demi siècle de distance… Le jeu des comédiens est au plus près de ce qui n’est malheureusement pas une caricature, miroir non déformant d’une affligeante réalité. La mise en scène est sobre. Inutile de trop souligner, montrer plutôt, simplement, et chercher à comprendre, après tout, le pire n’est jamais sûr. »
Claude Kraif - Revue-spectacle.com

« En se focalisant à deux époques différentes sur la classe ouvrière et la petite bourgeoisie, Didier Moine souligne la frontière ténue entre victimes et bourreaux. Une mention particulière à Corianne Mardirossian et Anne Barthel interprètes accordées des colères de Brecht et du cynisme brillantissime de Bernhard. La bête immonde guette encore. Et pas forcément tapie dans l’ombre. "Une affaire de quelques semaines" nous rappelle, à bon escient, cette inquiétante évidence. »
M. Flandrin - FRANCE BLEU Vauclause

« Le théâtre peut-il se battre avec cette "bête immonde au ventre toujours fécond" ? Il le doit en tout cas. Comme le font en toute humilité mais magistralement, le metteur en scène Didier Moine et ses trois parfaits comédiens qui livrent les spectateurs à ces textes terribles que leur seule force littéraire impose. »
Danièle Carraz - LA PROVENCE

création juillet 2006 – Festival off - Avignon ce spectacle a reçu le soutien de la Région Ile de France



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